Coopérer en microfinance et microassurance
avec le Sud

La microfinance rapproche les gens. Tout comme la musique.

Quand il parle, il choisit soigneusement ses mots. Quand il chante, il le fait avec conviction, corps et âme. Jean Bosco Safari est un musicien qui laisse parler son cœur. C'est précisément pour cela qu'il a composé une chanson pour BRS.

Ma première fois

« Une soirée autour du thème "La microfinance est une affaire de femmes". C'est là que j'ai rencontré Béatrice Muhawenimana, une Rwandaise qui avait fait un bon bout de chemin grâce aux microcrédits. C'était mon premier contact avec BRS.

J'étais en réalité invité à cette soirée BRS pour chanter quelques titres. Ce que j'y ai vu et entendu était si exceptionnel qu'à la fin de la soirée, j'ai dit : je veux vous écrire une chanson ! Alors que je ne le fais jamais. Mais j'étais si touché par les changements que permet la microfinance que j'ai eu envie de soutenir BRS.

Une force

Si vous êtes intelligent et avez un certain savoir-faire, mais vivez dans une région qui vous laisse peu d'opportunités, la microfinance vous donne tout de même la possibilité d'entreprendre quelque chose. Et d'améliorer votre propre situation. C'est quand même fantastique ! En plus, on avance étape par étape. En effet, les bénéficiaires des microcrédits se voient aussi proposer une formation. Les organisations qui octroient des microfinancements sont aussi soutenues : les collaborateurs de BRS et de KBC partagent leur expérience avec elles.

Par ailleurs, la microfinance est surtout axée sur les femmes. Selon moi, c'est une force. Les hommes vont plus facilement défendre leur orgueil et ont tendance à entrer plus vite en conflit. Les femmes sont plus constructives, elles pensent à long terme et sont plus persistantes. De plus le travail se fait en petits groupes ; avec du coaching et une vraie prise en compte de l'individu. L’attention pour les gens est comme le ciment, elle unit. Voilà aussi pourquoi je suis totalement acquis à la cause.

Ensemble

Et puis la chanson est arrivée.

BRS m'a donné de la matière première : des histoires, des vidéos, une série de phrases qui cristallisent leur travail. Comme la métaphore de Muhammad Yunus, qui compare les pauvres à des bonsaïs : ils possèdent les mêmes qualités que les autres mais vivent dans un environnement qui les limitent. "Ensemble" était évidemment un mot central, tout comme l'idée que le but n'est pas de faire des gros sous. It’s not about big money. J'ai repris cette phrase mot pour mot. Tout ce que j'écrivaisétait réajusté par BRS. Jusqu'à ce que tout le monde soit satisfait. Nous avons vraiment fait cette chanson ensemble, jusque dans le studio d'enregistrement, où une série d'amis et des collègues de collaborateurs BRS ont joué les chœurs. Très chouette !

La musique, une mission

Je fais le choix conscient de mettre ma musique au profit de projets qui méritent à mes yeux un soutien. Si, grâce à ma musique, je peux apporter ma pierre à l'édifice, je fonce ! La musique est vraiment fascinante. Elle donne plus de visibilité, elle amplifie les choses. C'est son pouvoir. La scène inspire et rassemble. C'est là que l'on ressent la raison d'être de la musique : communiquer et rapprocher.

C'est ma mission : rapprocher les gens. Le travail de BRS va exactement dans le même sens, car la microfinance, c'est bien plus qu'une histoire d'argent. Il s'agit aussi de dignité, de rassemblement, de considération de l'autre. La microfinance rapproche les gens. Tout comme la musique. »