Coopérer en microfinance et microassurance
avec le Sud

La banque coopérative

Travailler ensemble. Vivre ensemble. Rêver ensemble.  Le mot clef dans notre vision, c’est ‘ensemble’.  

Comme dans le mot ‘co-opérer’. Et ‘la banque co-opérative’.  

Car même lorsqu’il s’agit de la banque et des assurances, nous croyons en la force de la coopération, de la solidarité et du respect de l’individu.

Bien plus qu’une structure : une vision

Il y a pour nous une chose bien plus importante que la structure juridique spécifique d’une coopérative : la vision coopérative qui se cache derrière la structure.

Elle forme le cœur même de l’action coopérative.  

Les éléments suivants font partie de l’esprit coopératif :

  • La plupart des coopératives voient le jour là où des gens décident de prendre leur sort en mains afin de rechercher ensemble une solution à leurs problèmes.
  • La coopération au sein d’une coopérative témoigne de la foi en leurs capacités.  
  • Une initiative coopérative signifie également que les gens prennent leurs responsabilités : pour trouver une solution à des problèmes et pour l’entreprise qu’ils créent ensemble.
  • Une coopérative, cela veut dire aussi : des règles strictes de contrôle et de suivi.
  • À cet égard, les principes de démocratie, d’égalité et d’équité garantissent que le pouvoir de la coopérative reste aux mains des membres-propriétaires.
  • Ces règles font en sorte que la coopérative ne devient pas un instrument de spéculation financière.

La structure derrière la vision

L’esprit coopératif est prioritaire ; mais comment cela se reflète-t-il dans des définitions et structures ?

Qu’est-ce exactement qu’une coopérative ?

Auto-organisation pour des besoins communs

Une coopérative est une forme d’auto-organisation. En s’organisant, les membres souhaitent répondre à un certain nombre de besoins.

Les membres sont appelés ‘associés’. Chacun apporte une part du capital.  

Priorité à l’humain

Une coopérative donne la priorité à l’individu, l’être humain. Faire des bénéfices n’est pas un but en soi, mais un moyen d’assurer la pérennité de l’organisation.

Cela veut dire que l’activité économique de la coopérative n’est pas axée en premier lieu sur le gain ou l’enrichissement personnel, mais sur la volonté de résoudre un problème auquel les membres sont confrontés.

Trois piliers

Une coopérative repose sur trois piliers :

  • un besoin commun
  • pas le gain pour le gain
  • gestion démocratique selon le principe "un membre-une voix".

Qu’est-ce qui rend une coopérative si spéciale ?

Tous au pouvoir !  

C’est ce qui rend une coopérative si spéciale. Et cela se traduit de plusieurs manières.

Coopération

Le mot le dit lui-même : dans une coopérative, on co-opère, on travaille ensemble.

Cette coopération est régie formellement : chacun des membres d’une coopérative apportent une partie du capital. Ils sont donc tous copropriétaires.

Une personne, une voix

Tous les membres constituent l’Assemblée Générale de la coopérative. Cette Assemblée Générale prend les principales décisions.  

Dans une coopérative, le pouvoir n’appartient donc pas à celui qui apporte le plus de capital, mais à tous, selon le principe ‘une personne, une voix’.

À la fois client et propriétaire

Une coopérative d’épargne et de crédit est unique en ce sens que les clients sont en même temps propriétaires de leur institution.  

En tant que propriétaire, ils possèdent l’entreprise et prennent les décisions. En tant que membre, ils utilisent la coopérative pour répondre à leurs propres besoins.

La banque coopérative, arme dans la lutte contre la pauvreté

“Faisons ensemble ce que nous ne pouvons réaliser seuls”.

C’est avec cet adage simple que F.W. Raiffeisen a écrit une page d’histoire.  

Pour lutter contre la famine et la pauvreté, ce bourgmestre allemand a créé au 19e siècle les premières coopératives d’épargne et de crédit pour agriculteurs.  

Plus efficaces et plus dignes que la charité, ces coopératives, basées sur la solidarité mutuelle, permettent aux pauvres de sortir de la pauvreté.

La banque coopérative est née !

Les pays voisins suivent massivement l’exemple de Raiffeisen. C’est ainsi qu’on assiste en Belgique à la création de coopératives d’épargne et de crédit : les Caisses Raiffeisen, qui deviendront plus tard une banque à part entière : la Banque CERA.

C’est là que l’on trouve les racines de BRS et le développement de nos connaissances et de notre expertise.

Même au 21e siècle !

Les coopératives d’épargne et de crédit sont plus que jamais actuelles.  

Dans les pays du Sud, les gens pauvres ont autant de difficultés à accéder aux services financiers traditionnels que les petits paysans de la fin du 19e siècle.

Les institutions de microfinance et de microassurance basées sur les principes coopératifs s’engagent dans la lutte contre la pauvreté.  

Les principes coopératifs –solidarité, coopération et respect de l’individu- prouvent une fois de plus leur valeur : dans les pays du Sud aussi, ils permettent de renverser la vapeur.

En savoir plus sur l’histoire de la banque coopérative ?